Le secteur des holdings
Imprimer cet article

Actualité juridique

Le secteur des holdings

Garder un œil sur la décote !

Publié le

C’est un secteur méconnu de la cote : les holdings, ces sociétés souvent familiales qui ont vocation à gérer des participations, majoritaires ou minoritaires. De plus en plus, elles vont chercher des opportunités dans le rayon du non coté, là où le potentiel de création de valeur est plus substantiel. Des holdings qui se négocient généralement à des cours inférieurs à la valeur de leur portefeuille.

Investir...

Ce secteur de la cote recèle de gros poissons comme Eurazeo, issu de la banque d’affaires Lazard et présent au capital d’Accor, de Moncler et d’une multitude d’entreprises de toute taille. Mais aussi Wendel, qui réunit les intérêts des héritiers de la famille du même nom. Le groupe, dont les origines remontent aux forges lorraines du XVIIIe siècle, est aujourd’hui actionnaire de Bureau Veritas, Stahl, IHS...

Citons aussi Bolloré, partagé entre ses activités industrielles et des investissements financiers de plus ou moins long terme.

... ou contrôler

D’autres holdings ont davantage une vocation de contrôle, à l’image de Rallye (Casino) ou de la Financière de l’Odet (Bolloré). FFP a longtemps tenu ce statut vis-à-vis de Peugeot, avant de se diversifier. Au point que le constructeur automobile ne représente plus qu’un gros tiers du portefeuille, également composé de participations dans Lisi, Seb ou Orpea.

Haut de cycle

Pour ces sociétés atypiques, les ratios usuels n’ont pas grand sens. À quoi bon estimer un PER sur la base d’un résultat net susceptible de changer du tout au tout au gré des acquisitions et cessions réalisées dans l’année ? Les investisseurs suivent la décote du cours par rapport à l’actif net réévalué (ANR). L’ANR mesure la valeur estimée des participations, déduction faite de la dette du holding.

Les actions se traitent en général à un cours inférieur à l’ANR par action pour tenir compte du manque de liquidité des actifs non cotés ou d’une gestion plus ou moins transparente. Mais cette décote se réduit dans les périodes boursières favorables. Les investisseurs recherchent alors des titres décotés quand tout est cher, et les holdings en profitent. C’est ainsi que, durant l’année 2017, Eurazeo s’est traité avec une décote quasi nulle. La décote sur FFP, historiquement de l’ordre de 50 %, s’est réduite à 37 %. Signe que les opportunités sont limitées dans le secteur… et que l’on s’approche du haut du cycle.

Les principales valeurs du secteur
Valeurs Évolution sur 1 an Évolution sur 5 ans
Altamir +19 % +206 %
Bolloré +35 % +76 %
Eurazeo +45 % +171 %
FFP +39 % +246 %
Wendel +26 % +86 %

Haut de page Article du - © Copyright Les Echos Publishing - 2017